Depuis maintenant quatre mois que j’habite au pays de la langue des Beatles (quoi de Shakespeare ? On est en 2009 faudrait peut-être évoluer non ? Tiens je me demande en quoi reformuler ‘la langue de Molière’ du coup… La langue de… Un chanteur ou un groupe français bien connu à l’étranger… La langue de… Johnny Hallyday ? Patrick Bruel ? YEURK !!! Comment puis-je débiter de telles horreurs ?! Tiens je sais. La langue des Daft Punk. On a tendance à oublier qu’ils sont français ceux-là. Pourtant ils plaisent bien par ici. Mais ils tombent tous des nues quand on leur dit que…)
Ahem.
Depuis maintenant quatre mois que j’habite au pays de la langue des Beatles, j’ai pu remarquer que ces chers insulaires avaient des mœurs bien différents des nôtres. En bien, majoritairement. Mais comme je suis une râleuse chronique, ça ne serait pas intéressant de se pencher là-dessus. Donc, ici, je vais relever une habitude british qui me déplaît quelque peu.
En France, une route n’est pour une piéton pas un grand obstacle, même dénuée de passage piéton. D’ailleurs, le piéton est roi. Matériellement inférieur par rapport au conducteur, le piéton a toujours raison. Traverser au rouge, en plein milieu d’un carrefour, l’air désolé, d’un pas pressé, ou même de sénateur en décochant au passage un regard suffisant aux conducteurs frustrés et pestant derrière leur pare-brise, le piéton est le grand mogol du bitume, quoiqu’on en dise.
Pas chez les buveurs de bière tiède (barbares ! Mais je ne vais pas m’épancher là-dessus. Pas tout de suite)
Mieux vaut avoir les tripes bien accrochées et les pores peu dilatés si vous voulez survivre aux émotions fortes du traversage de routes anglaises. Il serait à peine exagéré de dire que si vous osez traverser au nez et à la barbe d’un british driver, ce dernier accélérera volontairement histoire de vous faire faire trois fois le tour de votre slip sans toucher l’élastique. Il est pratiquement impossible de traverser hors des zèbres. Oui parce qu’en plus, ils massacrent des zèbres pour faire leurs passages cloutés. Je suis pas folle, quand même. Je prépare une licence d’Anglais je sais encore ce que veux dire ‘zebra’.
Et parlons-en, de leurs passages cloutés. Et plus précisément des feux de trafic. L’automatisme ici, c’est pas leur fort. Il faut appuyer sur un bouton pour que le feu passe au vert (pour les piétons seulement, imaginez le bordel si c’était la même chose pour les voitures). Et non seulement on doit attendre trois plombs pendant lesquels on a mille fois le temps de se dire qu’on a pas le cul sorti des ronces, mais en plus, une fois que le feu passe au vert, on a 10 secondes chrono en main pour traverser. Passée cette durée, personne ne saurait répondre de votre espérance de vie. Et histoire de bien vous mettre la pression, l’engin vous bipe à la gueule un rythme de dead man walking :
Bip bip bip bip bouiiiiiip (plus que sept secondes !)
Bip bip bip bip bouiiiiiip (allez cours !)
Bip bip bip bip bouiiiiiip (plus vite !)
Bip bip bip bip bouiiiiiip (t’es mort hihihi !)
On nous nargue… En plus, durant les trois dernières secondes de vert qui nous sont accordées, le feu passe à l’orange pour les voitures. Donc au final, on n’a que sept secondes pour traverser de la petite rue à sens unique à l’artère à quatre voies.
Inutile donc de préciser que le piéton anglais est un piéton stressé, contrairement au piéton français qui est un piéton décontracté (voire péteux). Et donc en tant que piétonne française (et ayant pratiqué à Paris de surcroit) j’ai tendance à faire un peu flipper mes petits insulaires adorés qui se baladent avec moi. Dans le genre ranafoute, je suis pas championne mais presque. J’adore traverser durant les trois secondes finales, en prenant tout mon temps, un petit sourire en coin et un sourcil – récemment magnifiquement piercé d’ailleurs – haussé, pendant que, à l’arrière, mes potes en pleurs et en proie à la plus pure panique sont déjà en train d’appeler le service funèbre le plus proche.
En dehors des zèbres donc, il est quasiment impossible de traverser. Mais parfois, on n’a pas envie d’aller jusqu’au prochain. Il faut donc attendre que la voie soit libre. Ce qui peut prendre un certain temps. Le temps qu’il faudrait pour rejoindre le passage clouté le plus proche, en fait.
C’est pas compliqué : en Angleterre, on ne m’a JAMAIS laissée passer alors que j’attendais pour traverser.
Ah si, pardon : une fois.
C’était un belge.
CQFD.
Et en plus les belges, eux, ils ont de la bonne bière, du bon chocolat et des beaux militaires.
Cette note est dédicacée au Chat sur Mars, aux zèbres, à la Duvel et au Titanic.
C’était avant Noël. Ma sœur et moi étions assises l’une sur un corn flake, l’autre sur un piano, attendant que le van arrive, sur fond mélodique de sous-marin jaune, quand elle me demanda :
- Y’avait des périscopes au marché de Noël ?
- Non, répondis-je avec un regard paniqué.
Car oui, panique il pouvait y avoir. Ce jour-là, la vérité nous a frappées : il y a pénurie de périscopes.
Vous avez déjà vu des périscopes en vitrine ? Non, jamais, bien sûr. Même dans les magasins d’instruments optiques pas moyen de trouver un périscope. Des télescopes ah ! ça, oui. Surtout en période de Noël. Il faut dire que c’est le cadeau idéal pour le petit boutonneux chéri adoré à sa maman (et généralement surtout chéri adoré à son papa ingénieur) qui rêve de devenir astronaute et autre designer de conserves Campbell. Télescope qui aura donc vidé les bourses (familiales, restons corrects) et qui sera exhibé fièrement par le rejeton pendant une à deux semaines avant de finir attrape-poussière dans un coin de sa chambre au mieux, au fond du grenier au pire.
Donc je dis non.
Non aux télescopes.
Non à la ségrégation des périscopes.
Les télescopes, c’est le mal.
Les périscopes, c’est le bien.
Avec les périscopes, d’abord, on peut aller sous l’eau.
Et on n’a même pas besoin de lever la tête pour regarder dedans. Pas comme avec ces saletés de télescopes qui vous refilent des torticolis en veux-tu en voilà.
Et même, les périscopes…
Non mais, c’est mieux, c’est tout.
Mais ce n’est pas de débattre entre télescopes et périscopes qui est important ici. Ce qui est important, c’est de constater cette pénurie de périscopes et les tragédies qu’elle entraîne.
Vous pensiez que le très célèbre Yellow Submarine des apôtres n’était qu’une gentille comptine à l’air entraînant qui vous reste dans la tête pendant plus de quarante-huit heures avant que vous puissiez trouver quelque chose d’encore plus agaçant pour le remplacer ? VOUS VOUS TROMPIEZ. Car cette chanson est en réalité un cri déchirant, un appel au secours. Pourquoi donc cette insistance à parler d’un sous-marin ? Parce qu’un périscope, en soi, ce n’est pas très esthétique, nous l’avouerons. Un sous-marin est tout de suite plus intriguant, plus excitant. Tous les petits garçons rêvent de diriger un sous-marin.
Ainsi, le périscope est sous-entendu et le message passe plus facilement. Un peu comme quand je dissimule les cachets de mon chat dans une boulette de viande. Oui mais… Vous en connaissez beaucoup, vous, des péquenots qui vivent dans un sous-marin ? Dans un jardin de poulpe, je dis pas. Mais dans un sous-marin ? Jaune en plus ? Non, bien sûr que non. C’est ici que le rôle de mes chers mentors prend tout son sens : conscients de leur influence sur le commun des mortels tout autant que de la crise périscopique, il paraît évident qu’ils aient cherché à apporter une solution à cette situation désespérée.
Car désespérée, malheureusement, elle l’était, puisqu’en effet, quarante ans plus tard, il est toujours impossible de trouver des périscopes, qu’ils soient jaunes ou non, au marché de Noël de la Défense.
Une station de métro, avec un quai central. Le métro s'arrête, disons, voie A. Longtemps. Un autre train arrive, voie B, dans le même sens que le notre, vide. Deux, trois personnes, se lèvent et vont s'installer dans le métro voie B. Puis la quasi totalité des voyageurs. Passent quelques minutes, avant qu'une annonce déclare que le métro voie A partirait dans quelques secondes. Rush général de la voie B vers la voie A. Et tant pis pour le gars qui s'était barré et à qui j'ai pris la place assise.
Une autre station. Quatre à cinq tourniquets. Au premier, quelqu'un bloque le passage, ayant des problèmes pour valider son ticket. Derrière lui, trois, quatre personnes font la queue. Je suis passée sur le tourniquet d'à côté. C'est seulement là qu'ils ont suivi.
Un supermarché. Quatre caisses ouvertes. Trois où il y a la queue. Derrière la quatrième, une caissière attend. Les personnes ayant terminé leurs courses vont se mettre à la queue, là où il y en a. Je suis allée à la quatrième caisse. C'est seulement là qu'ils ont rompu les rangs.
...
J'comprends pas 8)
J'aime ce genre de soirées, où après une nuit de trois heures suivie d'une journée harassante au boulot, je me vautre devant le dernier épisode de Desperate Housewives en m'enfournant du fromage à raclette réchauffé au micro ondes parce que j'ai la flemme de me faire à dîner (j'adore tout autant la déprime post séjour en Angleterre...)
Bon ok, peut-être pas tant que ça.
Heureusement, j'ai mon cercle d'allumés pour me remonter le moral.
Parmi les allumés en question, il y a l'inénarrable Feulotion (Florence pour les intimes, LittlePygmy dans les environs), laquelle nous a dernièrement fait part de son embrasement pour le tennis. Donc la voilà qui s'exclame qu'elle est présentement en train de regarder une vidéo sur le tennis. Sachant la Feulotion actuellement émotionnellement instable, I me mimi mine moi-même décide de jouer la carte de l'enthousiasme :
I Me Mine dit :
trop génial le tennis
I Me Mine dit :
[...]
Voilà t'y pas que la Feulotion enchaîne avec une suite de phrases quelques peu incongrues dont je n'ai pu comprendre que le sens général :
je veux faire un tennis!!PATHE SPORT REMEMBER!!DJOKOVIC j'ai choisi mon camp!!so its gonna be Poland>>solidarnosk!!! dit :
je kiffouille!!!!!!!!!!!!
Bref, on l'a comprit, le tennis, elle aime. Prête à subit une avalanche de photos de joueurs poilus en short, je me branche sur le mode "Tennis" (sachant que je n'ai abso facto lument aucune connaissance en la matière) juste histoire de faire plaisir à cette formidable jeune femme que je ne saurais décevoir.
Mais voilà que dans son délire sportif, cette infâme créature me pond une sentence des plus étranges, je cite : " "dailleurs fo ke jettele reste"
FO KE JETTELE RESTE
C'est ainsi qu'est né le mythe de JETELLE. Et, sachez-le, Jetelle est partout.
Jetelle fait bugger le chargement des photos sur Vox (tape le)
Jetelle a sodomisé Harry Potter dans des millions de fanfictions (tape le)
Jetelle a tué la touche P du clavier (tape le)
Jetelle parle fourchelangue, Jetelle est Grima Langue de Pute (tape le)
Jetelle a créé le rôle du crapeau mutant dans X-Men (tape le)
Et, je vous le donne en mille, The Horror :
Jetelle est un tgkikoolol (tape le)
Qu'il est con ce Jetelle.
J'aime bien mon petit job. Assistante administrative. Ouais bon. Pour une gamine de bientôt vingt ans avec Bac+0 c'est plutôt pas mal. Plutôt mille fois ça que de passer mes nuits de vendredi et samedi à Subway (il est bien brave mon British...) Donc, j'aime bien mon petit job. Mais bon, même avec toute la bonne volonté du monde, il faut avouer que, parfois, on peut en avoir marre, et vouloir prendre une petite pause clandestine...
Technique n°1 : escale aux toilettes. Je m'assois sur le trône avec une face gilluminée (©LittlePygmy et lme 2008) Je prends mon temps. Tranquille. Personne sait ce qu'on y fait, dans les chiottes. Et on passe pas non plus son temps à écouter aux portes, non plus. Donc je peux décemment prendre une bonne cinquaine de minutes, même si c'est pas pour planter des pins.
Technique n°2 : rangement du bureau. Classement de dossiers brouillons divers et variés dont la moitié ne me resserviront pas. Trier les trombones des agrafes usagées. Réajuster les stylos dans le pot à crayon. Jeter deux, trois post it qui n'ont plus lieu d'être. Passer une couche de blanco sur divers objets... Oui ? Quoi ? Mais c'est de l'ART enfin !!! Si si, tout à fait. Office Art. Jusqu'ici j'ai peint un post it, une gomme, un trombone, un blanco-roller, et je suis en train de fignoler un crayon de papier. Des bricoles insignifiantes qui ne manqueront à personne. Mon rêve serait de peindre un dateur (gasp !). Ce serait tout à fait révolutionnaire. L'Art contemporain entrerait dans une nouvelle ère, très certainement. Je vendrais mon oeuvre pour £100 000 000, enlèverais mon British pour l'épouser et nous vivrions heureux dans un manoir en Ecosse jusqu'à la fin de nos j... ...
Technique n°3 : faire le tour des poubelles pour voir ce qu'il y aurait à emporter à la broyeuse. J'adooore aller à la broyeuse.
"Si on me cherche, je suis partie nourrir le fauve !"
Je mets l'animal en route et il m'accueille de son doux ronronnement de son rugissement de la mort qui tue. Je nourri la bête petit à petit (sinon elle risque de s'étouffer, délicat le fauve). J'aime le petit "djiiiiiiiiiiii" lorsque le papier se fait broyer. J'imagine que ce sont des gens à la place... Muahahahaha (quack) !
Technique n°4 : Tea Time ! Beaucoup carburent au café. Moi, j'ai jamais aimé ça. Café = caca beurk, beurk caca. En revanche, le thé, I love it, hell yeah ! Sans lait, sans sucre. Pur jus, quelque soit l'arôme. Hmmmmmm thééééééé *renverse la tête, langue pendante et bave aux lèvres façon Homer Simpson*
Remplir la bouilloire d'eau, la mettre à chauffer, attendre qu'elle bouille, sortir le sachet de thé de la boîte, décoller la ficelle, mettre le sachet dans la tasse, verser l'eau, remettre la bouilloire sur son socle, transporter délicatement la tasse jusqu'au bureau en faisant attention de ne pas se brûler... Bam ! J'ai gagné cinq minutes !
Si je peux caser tout ça en une journée, je peux m'offrir de quinze à trente minutes de pause.
Le comble dans ma flemmardise ? Je me lève plus tôt, pour arriver plus tôt, pour partir plus tôt...
"edito"
bybye 2007, j'te regrettrerai pas
bienvenue 2008, toi je t'aime :D *smouack*
bonne résolutions : aucunes ;P carpe diem un jour, carpe diem toujours *sort* bon ok, bonne résolution : se remettre à voxer
bonne année à tous !! que la force soit avec vous ;P
Leçon n°1 : Orange explosive
Matériel :
- Un presse-agrume
- Un kilo d'oranges à jus
- Une bouteille vide
-
1. Réveillez-vous un matin en vous disant que vous gagneriez quelques minutes de sommeil si votre jus de fruit était préparé à l'avance pour la semaine.
2. Motivez-vous pour presser un kilo d'oranges à jus avec votre beau presse agrume bleu azur tout neuf.
3. Versez le jus obtenu dans une bouteille vide - cette étape sera plus facile à aborder si personne ne vous a jamais dit que le jus de fruit maison était perdu après 24 heures et, accessoirement, si vous n'êtes pas très éclairé de nature.
4. Oubliez la bouteille au fond de votre réfrigérateur pendant une à deux semaines.
5. Attendez
6. Dévissez le bouchon. Vous n'êtes pas obligé de faire cela au-dessus de l'évier. En effet, peu importe l'endroit où cette action sera accomplie, cela n'affectera en aucun cas le résultat.
7. Observez la bouteille traverser la pièce d'un bout à l'autre - manquant au passage de décapiter le chat - et repeindre d'une superbe couleur orange tous les murs et meubles présents dans votre espace. Et, en prime, vous aurez droit à une délicatement âcre odeur d'orange passée qui durera d'une à deux semaines.
8. Passez une heure et demie à essuyer chaque parcelle de votre chambre - encore heureux que vous soyez étudiant et que votre budget ne vous permette pas d'avoir plus de 10m², ça réduit la masse de travail - avec deux malheureuses éponges.
9. Et, surtout, comptez sur votre adorable visiteur pour arriver à vous en faire rire plutôt qu'en pleurer.
Leçon n°2 : Mes poignets sont rouges
Matériel :
- Une fenêtre (vieille, fermant difficilement et - très important - sans double vitrage)
- Une once de mauvais caractère
1. Ouvre la fenêtre et attendez qu'il se mette soudainement à pleuvoir à verse.
2. Une fois que la pluie s'est mise à inonder votre plancher, précipitez-vous vers la fenêtre pour la fermer.
3. Si votre fenêtre répond bien aux critères ci-dessus, elle fera preuve de résistance.
4. C'est là que l'once de mauvais caractère entre en jeu : énervez-vous et donnez deux coups du plat de la main dans la vitre.
5. Restez 30 secondes comme un(e) con(ne) à regarder votre vitre qui a volé en éclat et à vous dire "eeeeeeet meeeerde j'ai pluuuuus d'f'nêêêêêtre"
6. Attendez que votre visiteur vous demande "euh... ça va ?", répondez "oui oui, j'ai juste plus de fenêtre" puis jetez un coup d'oeil à votre main (droite) qui vient de briser la vitre.
7. Mettez vous à paniquer en découvrant votre avant-bras maculé de sang et une entaille béante sur votre poignet à un centimètre de l'artère.
8. Les tremblements spectaculaires engendrés par la panique permettront la projection de sang sur les murs et les meubles, donnant ainsi une ambiance "coccinelle inversée" à votre espace.
9. Après avoir passé quatre heures aux urgences - durant lesquelles votre visiteur n'aura reçu aucune nouvelle de vous malgré le fait qu'on lui ait dit qu'on lui en donnerait - rentrez chez vous et trouvez à nouveau moyen de rire du fait que vous ayez passé deux soirs de suite à éponger votre chambre.
J'ai été accompagnée par les pompiers à l'hôpital où j'ai passé 4 heures à l'hôpital (de 10h du soir à 2h du matin) et une des premières choses à laquelle j'ai pensé en arrivant sur place était : j'aimerais bien tomber sur notre P'tite Fée nationale ! Mais bien sûr ce n'était pas à mal-embouchés-Bichat que cela allait arriver !
Tout mon avant bras s'est ankylosé parce que je n'osais pas le bouger et j'ai mis un mois à retrouver l'usage complet de mes articulations.
J'ai eu la chance de ne pas être toute seule à ce moment-là. Non seulement mon petit ami était là, mais en plus mes voisins ont débarqué et se sont occupé de moi - appeler les pompiers, me rassurer, mettre un carton sur ma fenêtre pendant que j'étais à l'hôpital. J'étais sur le cul. Le lendemain je leur ai acheté à chacun un énorme bouquet de fleurs.
Mes cicatrices sont bien vilaines, mais maintenant, tout ça me fait plutôt rien qu'autre chose ^^
Avec un peu de retard, me voilà qui prends ma plume (et là je vous vois venir : "Han genre sa plume hé j'suis pas dupe on est sur Internet elle peut pas utiliser de plume mais un clavier et même si elle écrivait à la main ça serait pas une plume qu'elle utiliserait mais un stylo, tsss !" Ce à quoi je répondrai : "Hé, t'as déjà entendu parler des métaphores ? Et en plus j'ai fait le brouillon à la main donc j'ai presque bon !" et même : "'Tain elle est longue cette parenthèse de quoi je parlais moi déjà ?")
Donc avec un peu (beaucoup) de retard, je me décide (enfin c'est pas tant que je me "décide" c'est juste que j'ai pas eu masse de temps avant c'est tout enfin bref) à écrire quelques lignes sur la rencontre "Paris Blogue-t-il ?" (et non pas "blogue t'il", nan mais)
A part le fait que nous soyons principalement restés entre Voxeurs (avec quelques exceptions je vous le concède), que la bibine était payante (sauf la coupette, halleluyah !) et que Popisdead a marché sur mon lacet lequel est allé se perdre sous la masse piétinante des blogueurs de notre capitale, à part cela, dis-je, j'ai principalement retenu un élément : l'absence de clim'.
…
(Non, je déconne. En fait, c'est Khalifounours qui m'a imposé ce sujet (à savoir, précisément : l'absence de clim' dans l'Entrepôt), donc fallait bien trouver une introduction…)
Bon, c'est vrai qu'on a eu un été pourrave de chez pourrave. Le pire depuis… je sais plus et je m'en fous d'abord j'étais même pas née. Un été pourrave, donc, et que pas mal se sont caillé un max. Mais c'est pas une raison pour enfermer trois centaines de geeks dans une pièce ni aérée ni climatisée, ça tient du suicide… Ou bien…
Ou bien c'est purement et vicieusement stratégique… Bah ouais ! Visez l'équation :
Chaleur + entassement = soif + besoin de se détendre = ABOULE LA BIBINE BARMAN !!
Oui seulement voilà, comme je l'ai déjà dis plus haut, bah la bibine elle est payante ! Et comme les plus désespérés d'entre nous (moi y compris, avec mon pull à manches longues – remarquez, quand vous achèterez un pull à manches courtes vous me ferez signe, hein ?) l'avaient repéré, il y avait bien un climatiseur dans la salle, si si, juste au dessus de l'entrée. Mais à l'Entrepôt, ils allument pas la clim', nan, ils préfèrent mettre des points verts sur les murs. Oh, et de plus, il y avait une petite cour située derrière l'Entrepôt, toute mignonne avec ses jooolies plantes et ses chaises en osier… Mais j't'en foutrais ! Pas le droit d'y aller, qu'on nous a dit quand on a demandé si c'était possible (hé bah non !) NAN ! Vous les geeks qui n'avez de vie sociale que devant votre ordinateur serez condamnés à vous entasser les uns sur les autres dans l'atroce moiteur de cette soirée au déclin de l'été (c'est beau ce que je dis…)
En ces conditions, quelle était donc la seule solution restante afin de rafraîchir nos petites têtes enfiévrées ? Bah la bibine pardi ! (Oui D'ACCORD on pouvait sortir aussi mais on n'allait pas partir de suite quand même ?) Mais la bibine PAYANTE ! Aha ! Belle façon de pousser à la consommation pas vrai ? … N'afoute t'façons j'aime pas la bibine (traduction : j'avais pas d'argent et je crevais tellement de soif que j'essayais de boire ma salive et que lorsque Pschitrose m'a confié son verre d'eau et m'a autorisée à prendre une gorgée je m'en suis presque enfilé la moitié).
Mais n'empêche, c'est dangereux les climatiseurs, qu'ils soient allumés ou non. Tenez, au bureau, par exemple, j'ai failli me faire manger par mon climatiseur. Si si. J'avais allumé cette antiquité parce que… ben parce que j'avais chaud. Et v'là t'y pas qu'aussitôt le bouton pressé j'ai l'impression de me retrouver au beau milieu d'une piste d'atterrissage tant le vrombissement de la bête est puissant. Bon, j'avais tellement chaud que j'ai passé outre. De toutes façons, c'était ça ou ouvrir la fenêtre qui donne sur une grande avenue, ce qui par conséquent m'aurait plongée dans une douce ambiance de course de Formule 1, odeurs comprises. Migraine assurée. Seulement, ce qu'on ne m'avait pas dit… C'est que les climatiseurs, ça pue des pieds. Bon okay, ça n'en a pas. Mais franchement, vu l'odeur qui s'en est dégagée, je me suis demandé… Après une dizaine de minutes, n'en pouvant plus, je me suis décidée à éteindre la bête. Alors je m'en vais appuyer sur le petit bouton noir… Voilà que l'engin se met à trembler, limite à tourner sur lui-même et à émettre un vrombissement à faire pâlir de honte une machine à laver en phase d'essorage (une forme de protestation sans doute…). Rappelons la prestance de ces vieux engins : environs soixante centimètres de haut et cinquante de large, je ne vous parle pas du poids j'ai même pas envie d'essayer d'en soulever un. Vous imaginez donc que sur le coup ça soit assez impressionnant.
Oh et puis de toutes façons, la climatisation, c'est mal, ça fait de ne la pollution dans ne la nature…
(Fallait bien tirer une morale de tout ça, nan ?)
P.S. : les réclamations quant à la nullité de ce post sont à adresser au lanceur du sujet, que je vous livre aussitôt en pâture (pour la deuxième fois en plus) : Khalifounours. L'auteur ne saurait être tenu responsable de tout effet secondaire provoqué par ce post sur votre humeur du jour (à moins que ça vous ait plu dans ce cas jetez-moi des fleurs, merci d'avance... Sinon, c'est pas moi je dors).
(Puisque Pop a pas voulu de mon jôuli titre je le prends :p)
Dix heures. L'espèce de fond de salsa réalisé avec le DJ maker ou un truc comme ça de mon portable me fait ouvrir un oeil et marmonner un vague "ouéééouéééécébonsuirévéyé". Je coupe le réveil. Le règle sur 11h30. M'affale sur mon oreiller. Rouvre un oeil. Prends mon portable. Règle le réveil sur midi. Laisse ma tête s'écraser sur le susnommé oreiller. Me rendors et rêve de Jack Davenport et fais de beaux rêves.
Midi. Mon réveil sonne. Je prends conscience du peu de temps qu'il me reste. Saute d'un bond hors de mon lit jusque sous la douche, expédiant cette dernière en une dizaine de minutes. Débaroule en peignoir devant mon Igor (mon ordi, juste mon ordi) et l'allume (mais bordel arrêtez j'ai dis que c'était mon ORDI!). Reste comme une cruche à fixer un écran désespérément noir pendant cinq minutes. Me décide à rebooter l'animal de force. Contemple l'animal en question redémarrer sans chichis. Ouvre FireFox, fait une recherche "rédiger lettre de motivation". Choisis un lien. Reconnaît la page sur laquelle j'étais tombée l'été dernier en faisant la même recherche pour les mêmes raisons. Prends une feuille de brouillon et un feutre. Commence à rédiger.
Treize heures et des poussières. Foutue lettre enfin terminée. Tapée sous Word pour vérifier correction. Recopiée manuscrite. Dossier prêt. Retournage de l'appart pour trouver foutues enveloppes 16x23 cm et 33x26 cm. Jettage d'un coup d'oeil à la liste : à affranchir à 0,84€ et 1,57€. Prochaine étape : la poste. Enfournage de documents dans sempiternelle pochette rouge. Enfournage de la dite sempiternelle pochette rouge dans sac Beatles. Quittage de l'appart, dossier dans pochette, pochette dans sac, sac à l'épaule.
Treize heures trente environs. Dans la rue. Je jette des coups d'oeils tout autour de moi dans l'espoir de trouver un bar tabac afin d'éviter la célèbrissime queue à la poste. Trouve une papeterie.
"Vous vendez des timbres ?"
"Non."
Me casse. Avise un bar tabac. Fais la queue. Mon tour.
"Vous vendez des timbres ?"
"Par carnet."
"Okay. à 1,57€ ?"
"Gné ?"
Me casse. Vais à la poste. M'avance vers les bornes d'affranchissement automatique. Demande carnet de timbres. N'y a pas ce qu'il me faut. Manque de destroy la machine en lui postillonnant abondamment des injures à la tronche. Me mets à la queue. Suis étonnée de la rapidité avec laquelle elle se défile. Mon tour.
"Timbres. 0,84 et 1,57."
"... Ça n'existe pas."
"... (moment de solitude)"
"C'est pour qu'on vous renvoie quelque chose ?"
"Vi."
"Ah d'accord alors ils sont pas à jour. Ça fait ça et après ça n'arrive jamais."
"... Ah... Bah c'est sur ma liste alors moi je sais pas, je demande ce qu'on me demande."
"Ouais mais ça correspond à rien. 0,84 ça existe pas, c'est 0,86."
"... Hé bah alors donnez-moi 0,86."
"Ouais. En revanche le 1,57..."
"Hé bah on va additionner les timbres pour que ça fasse 1,57 ou au plus proche okay ?"
"Ah bah ouais."
"J'y peux rien moi s'ils sont pas à jour, je me contente de demander ce qu'on me demande."
"Ah ouais mais moi je vous dis juste ça..."
Meurs d'envie de lui sortir : "Désolée, j'ai seulement un bac L, et je ne me tiens pas au courant de l'évolution de la tarification des timbres, quel freak je suis ! C'est vrai que tout le monde le sait, et moi, pauvre ignorante, devant un tel puits de connaissance comme vous..."
Quatorze heures quinze. Je m'enfourne dans le métro, mon dossier définitivement bien complet en sûreté dans mon bô sac. Une bande de pré pubères aux voix suraiguës papillonnent dans le wagon.
"Aaaaah trop fort les crabes pierres ! Et puis tous les Jack hihihi haaaan ah ouaaais tout tout plein de Jack ! Ouaaais t'as vu 300... eeeuh ah nan pas 300, 23. Qui a vu Scary Movie 3 ? Qui a vu Scary Movie 4 ? Qui a vu Independance Day ? Qui a vu Scary Movie 3 ? Qui a vu Scary Movie 4 ? Ouaaais ooh trop fooort ça fait baaouuum et puis les extraterrestres mouahaha trooop cool sa mère t'as vu Scary Movie 3 ?"
Je râle facialement, leur lançant des regards exaspérés. Pas moyen de lire mon polard sur - justement - le cinéma tranquille. Deux des pré pubères sont assis sur les strapontins. L'un, avec ses culs de bouteille, son appareil, ses boutons et son cartable qui dépasse des épaules, débite avec un ton flegmatique et se voulant connaisseur :
"Ouaaais mais tu vois j'te souhaite pas d'en avoir une..."
L'autre : "Ah ouais ? Pourquoi ?"
Le flegmatique à lunettes : "Baaah tu voâââ c'est sympâââ mais bon c'est chiant j'lui ai dis à la mienne t'voâââââ qu'elle me faisait chieeeer..."
L'autre : "Ah ouaaais sa mère.."
Et là, je le vois venir, insidieusement, le giggle loop. Je me cache derrière mon bouquin, essayant de contrôler le ricanement félon.
Quatorze heures trente. Je sors de la station de métro et tombe pile devant ce que j'espère devenir ma future fac. Euh... C'est une fac ça ? Ce truc affreux couvert d'affiches qui tombe en ruine ? omfg...
Quatorze heures quarante-cinq. C'est fini. Déjà. Tout ça pour ça. Mon dossier complet est déposé dans les temps. Je déambule dans les couloirs, un air de touriste affiché sur la face, essayant de retrouver mon chemin, quant je me fait agresser par une inscription gigantesque disant "DIRECTION METRO" en plein milieu de la fac. Waw, punaise, ils ont vraiment pas envie de perdre une minute pour sortir d'ici on dirait, qu'est-ce que je dois comprendre ?
Aujourd'hui ça fait tout juste un an que j'ai l'âge de voter, donc aujourd'hui était la toute première fois que je votais.
Je me suis rendue à la mairie de mon (ex) village vers 10h-10h30, il faisait beau, il faisait chaud, j'avais pas oublié mes papiers et je savais depuis quelques jours déjà pour qui j'allais voter. No stress. Même avec mon gros début de mal de gorge doublé d'un gonflement des conduits auditifs (joyeux anniiiiversaaaaire, joyeux anniiiiiversaaaaaaaaire...)
Il y avait une toute petite queue, rien de bien méchant quand on a expérimenté le self de mon ancien lycée. Je me suis mise à la file et ai attendu sagement mon tour. Et là, j'ai été étonnée... limite choquée ! Sur une table étaient empilés les bulletins de votes. Très bien. Mais... Les gens n'en prenaient qu'un ! A quoi sert alors d'aller dans l'isoloir, je vous le demande ? Mais non, ça semblait les amuser d'aller se cacher pour mettre leur petit papier dans l'enveloppe... Et dans l'isoloir, il restait plein de bulletins non utilisés.
Moi j'ai bien fait comme ma moman m'a dit : j'ai pris un bulletin pour chaque candidat, j'ai été dans l'isoloir pour mettre mon petit papier dans l'enveloppe, et j'ai mis les autres dans mon sac.
Maintenant arrive la partie que j'appellerai avec une part de honte "tragicomique"...
Je présente ma carte d'électeur et ma carte d'identité. Mais j'ai eu le... malheur de mettre ma carte d'identité DEVANT la carte d'électeur. Je me suis faite donc reprendre en me faisant dire que c'était la carte d'électeur qui les intéressait et non pas la carte d'identité. Sympa... Quelqu'un d'autre se serait présenté à ma place qu'ils ne s'en seraient même pas rendu compte.
Je tends donc ma carte d'électeur... Et là j'ai droit à un : "Elle n'est pas signée, madame."
MADAME ???!!!! Putain je sais que c'est mon anniversaire mais j'ai que 19 piges bordel ! Et le pire c'est qu'après j'y ai eu droit aussi à la charcuterie quand j'ai été me chercher un truc à grignoter. J'étais en rogne ! Je fais si vieille que ça ??? Bref, revenons-en à nos moutons...
Je bredouille un "ah pardon...", reprends ma carte, la signe et maugrée un "mademoiselle..." de correction. Puis je la tends à nouveau, et signe le bidule là... livret... registre. Bref.
Et là, le type derrière l'urne me dit sur le ton qu'on emploierait pour expliquer quelque chose à un petit enfant : "Allez-y, mettez-là" (l'enveloppe... dans l'urne... je précise hein parce que bon). Alors ben moi je pose mon enveloppe sur l'urne... Le type se marre et me désigne le petit bidule machin couvercle je sais pas comment ça s'appelle sur lequel on est censé poser l'enveloppe avant qu'elle ne tombe... Bref, vous voyez de quoi je parle. Alors un peu gênée je dis avec un petit sourire que ah pardon, première fois.
Et le type arrive à placer entre deux rigolades son "a voté"...
CONNARD !!!!!
Pardon fallait que ça sorte. Je suis peut-être susceptible, mais je n'ai vraiment pas apprécié.
Et d'ailleurs je suis partie sans dire au revoir (et puis eux non plus n'ont pas dit au revoir, d'abord...)
Joyeux anniiiiversaaaire, joyeux anniiiversaaaaaaire...
Mais je suis quand même fière d'avoir voté, oui oui, je n'ai pas vu ça comme une obligation. Je suis contente de moi et puis merde. (En revanche, maintenant, à l'annonce des pourcentages actuels... je fear, je l'avoue...)
En revanche, j'espère que c'est pas une angine blanche que je me prépare, parce que... c'est vraiment pas agréable et je veux pas avoir à appeler SOS médecin à deux heures du mat et débourser 80€, comme en novembre dernier, parce que je suis en train de m'étouffer avec ma langue...
Je me suis quand même permis un petit gâteau pour mon anniversaire... quand même. Il était bon en plus.
on Filer à l'anglaise